mardi 2 septembre 2008

JERONIMO PREMIER EXTRAIT DE "Mélodies Démolies"


Les "Mélodies Démolies" sont presque achevées.

Récapitulatif incertain mais sincère.

Je conais un endroit céleste au Pays de Galles dont je tairai le nom où j'aime aller rêver à ce que je voudrais enregistrer. Je m'y rends quand la Livre Sterling me le permet. Donc à l'automne 2005, avant d'embarquer en tournée française avec dEUs, j'ai effectué un saut là-bas. 12H33 venait de sortir ou presque et j'avais grand besoin de falaises, de goélands et de sable dans les yeux. Là-bas j'ai imaginé une chanson intitulée "Le Nord le sud et le grand mur" qui conterait les déboires d'un couple séparé à tout jamais par du barbelé et des miradors. C'était un matin clair au sommet des "Downs" entre la mer et le ciel. J'ai pris beaucoup de notes et de Guinness et je suis rentré confiant. Au moins quelques pages avaient été noircies. En décembre de la même année, j'ai enregistré Démo 01 et Démo 02, deux valses kilomètriques que j'ai jugées pas mal du tout. Mais sans titres ni mots. La Démo 01 a failli faire son chemin jusqu'au disque et la 02 a disparu à tout jamais (erase...are you sure ? yes! really ? yes que je te dis !). Puis j'ai attendu le printemps/été 2006 pour écrire et maquetter "La lumière au bout du tunnel est un train", "Vunderbar Inaninablish", une pré-version de "Maman si tu savais" mais sans l'idée du texte ainsi que Démo 11, restée intrumentale jusqu'à ce jour encore. La fin de l'été et octobre verront la naissance de "Fille infinie" et "Tout sera comme avant" et l'apparition magique du mellotron dans mes arrangements. Je ne remercierai jamais assez Xavier de m'avoir aiguillé sur cet instrument qui m'a permi de développer une texture sonore tout à fait hantée.

2007 fut plus prolixe: "Le nord le sud et le grand mur" trouva sa forme finale ainsi que "Maman si tu savais". A l'été j'enregistrai "Bel Ange" , "Heidi" et Démo 20 ( que je considère comme un ovni fantastique mais qui demande du calme et de la patience) et nous sommes partis enregistrer tout ça en bonne et due forme à la Fabbrica di Plastica à Gattatico en Italie; session euphorique pleine de rires mais sans paroles. On a même trouvé le temps d'enregistrer là-bas la Démo 21, pur chef d'oeuvre mais que je me réserve pour l'avenir. Le groupe est revenu boosté et je m'attaquai ensuite au placement des voix. Après deux mois de travail au succès relatif comme les prévisions de l'institut royal de météorologie, je m'accordai une pause afin de réfléchir à mon avenir. Les délais étant largement dépassés, plus rien ne pressait. Certainement pas la maison disque qui cachait mal son inquiètude et sa perplexité face au peu de matière que je leur fournissais. En février de cette belle année 08, avec le retour du soleil, "Argent c'est bien ", "Rdv dans ma loge" et "On finit toujours par se faire prendre" furent expédiées en une seule semaine. Ensuite "Irons-nous voir Ostende ?" , écrite et arrangée le matin, enregistrée l'après-midi puis "Triangle équilatéral" et "Mauvaises manières" dans la foulée. Avec paroles et tout le tremblement. Parfait, joie gaiété bonheur. On rebooke la Fabbrica di Plastica pour 15 jours en juin et voilà la petit troupe repartie sur les routes joviales et pleines d'espoir de l'enregistrement. 15 jours et nuits dans le guidon face aux instruments, aux micros, aux angoisses, aux feuilles de notes, aux écrans, aux VU mètres, aux cables, aux boutons, aux assiettes, aux bonnes et aux mauvaises idées, ..., etc etc. Une fois le bazar dans la boîte se pose tardivement la question cruciale du mixage, qui, quand et où ? Après des essais infructueux dans un gros studio bruxellois, j'ai tranché pour confier le bébé aux doigts de fée de Rudy Coclet au Rising Sun Studio. Ruuuuf de dernière minute, planning étriqué comme du cachemire lavé à trop haute température et voilà mes chansons dans l'Amek Angela pour acquérir enfin leur formes définitives. Le mixage a duré 12 jours, sans éclat de voix ni tension véritable. Easy. Aujourd'hui j'ai envoyé mes chansons dans un studio de mastering , le Downmix , du côté de Lyon. La pochette et le livret sont pour ainsi dire achevés grâce au talent de La Corrida. C'est beau. C'est fragile. C'est trop tard. C'est fini. Tout ce que j'ai oublié , tout ce que je n'ai pas eu le temps d'aboutir, les idées que je n'ai pas eues, tout ce que je n'ai pas osé, ce sera pour le suivant.

2 commentaires:

PAB a dit…

Rien que la lecture de ces lignes me fait penser à la Ferme, les oreilles qui sifflent, l'odeur de tabac, les amplis qui fument et les discussions sérieuses voir moins sérieuses qui durent des heures...

Rhââââ, c'est quand même plaisant, vivement les prochaines fois, au plaisir de rejouer avec toi.

A+

PAB

lepouns a dit…

Très bon album!