mercredi 4 avril 2012

LES HOMMES NE RESSEMBLENT PAS AUX ARBRES








Le journal La Meuse m'a appelé pour me demander de partager avec leurs fidèles lecteurs ma devise quotidienne préférée; il s'agit du titre de ce post. Je n'en connais pas le sens exact. C'est un proverbe rom. Companiero Ricky me l'a murmuré un soir de grand vent. J'ai déménagé mon studio dans une pièce minuscule. Il n'est possible de sortir qu'un seul instrument à la fois. Mes petits amplis sont empilés les uns sur les autres. Comme toute le reste. Faire attention où l'on posera le pied car risque élevé de "domino cascade". Mes amies et amis sont loin: Pascale est à la Pointe du Raz, Cousine Emilie est dans le Connemara, Vinci est à Paris, Hélène est dans l'Enclave des Papes, Power est à Blanckenberghe, Mumu est à New-Dehli, Letho est à Naples, Thomas est dans les Alpes, Calo est en Solitude, Gédéon est à The Voice et porte des pianos, Jésus est en Espagne, Marc est à Berlin, Paola est au Diable Vauvert, ... Je m'obstine à prendre des photos en conduisant. Je suis retourné voir le Monsieur qui fabrique des pizzas. Je joue beaucoup d'autoharpe et de la mandoline. J'ai enregistré "Le vendredi aux écuries" et c'est beau. Avec de l'autoharpe et de la mandoline et beaucoup de choeurs et tous les accords triste de Do majeur. J'ai rencontré Mr le Bourgmestre et nous avons visité l'église. L'autre Monsieur qui s'en occupe est pince-sans-rire et j'aime beaucoup. La lumière est douce et belle, ce sera pour juin. Je cicatrise. J'ai été applaudir Gaëtan Streel aux anciennes Halles aux viandes sur le quai de la Batte. J'ai revu Emma. Il y avait une jolie fille qui ressemblait à Kate Bush, très élégamment vêtue, jupe blanche plissée, bas noirs et veste assortie avec un col en fourrure et ballerines, mais elle a disparu le temps que j'aille chercher des pintes. Je n'ai pas encore reçu mon petit accordéon mais j'ai un second tambourin. Demain je fixe un rendez-vous à Zolder pour préparer la Mustang '65 et j'appelle un autre monsieur pour visiter un appartement. Je commence le travail rythmique sur "Nagasaki 30 secondes avant", réarrangée avec l'autoharpe ainsi que "Elle s'en va tuer un homme". Je n'ai aucune idée où placer ma vieille batterie. Tout prend des accents slaves. Le vaccin est au frigidaire et j'avale de l'Apranax et de la pénicilline 3 fois par jour. J'écoute beaucoup Beirut, PJ Harvey et des chants traditionnels roms et bulgares. "Ederlezi" est mon favori. J'aimerais apprendre le wallon. J'ai enfin parlé à Jésus au téléphone, belle voix grave et claire, et nous irons nous saouler à son retour d'Espagne. Pas celui qui est cloué au ciel depuis 2000 ans, un autre... Et certainement pas avec du vin de messe !


PS: afin de dissiper tout malentendu, l'église c'est pour des enregistrements, hein, pas pour un baptême ni un mariage...

jeudi 29 mars 2012

RESTER VIVANT RESTER VIVANT AAAAH AAAH AAAH


 Bon tu peux voir comment je marche.
Je suis un homme à femme, pas le temps de parler.
Musique à fond et femme chaude.
Je me fais jeter depuis que je suis né
Mais maintenant ça va, c'est ok
Tu pourrais changer d'avis
Nous pouvons essayer de comprendre
L'effet du New York Times sur l'homme
Que tu sois un frère
Ou que tu sois une mère
 Tu restes vivant, tu restes vivant
 Entends la cité qui craque
Et tout le monde qui tremble
Et nous restons vivants, restons vivants
Ah, ha, ha, ha, Rester vivaaaaaaaaaaaaaaaant
Ah, ha, ha, ha, Rester vivaaaaaaaaaaaaaaaant
Bon à présent j'ai des hauts et des bas
 Si j'en ai pas je fais mon possible
J'ai les ailes du paradis à mes baskets
Je suis un homme qui danse et je ne peux pas perdre
Tu sais que c'est bon, que c'est ok
Je vivrai pour voir un jour nouveau
Nous pouvons essayer de comprendre
L'effet du New York Times sur l'homme
Que tu sois un frère
Ou que tu sois une mère
Tu restes vivant, tu restes vivant
Entends la cité qui craque
Et tout le monde qui tremble
Et nous restons vivants, restons vivants
Ah, ha, ha, ha, Rester vivaaaaaaaaaaaaaaaant
Ah, ha, ha, ha, Rester vivaaaaaaaaaaaaaaaant 
La vie ne va nulle part
Au secours quelqu'un à l'aide
 Rester vivant....
 Barry Gibb (copyright)

ALLO DOCTEUR ? C'EST LA NOIRAUDE 2


Je me suis réfugié dans une armoire de la cuisine de la maison de mes parents. J'ai tenté une sortie hier soir avec succès: carte de banque perdue et engueulade avec mon meilleur pote à propos de... Thalassa. Il soutenait mordicus que c'est une émission culturelle comme 50° Degrés Sud-Ouest et je n'étais pas d'accord. Je pense que nous avons réussi à réveiller tout le quartier. Je suis rentré et j'ai regardé Chasse et Pêche, là au moins on apprend des trucs, pas comme dans 50° Degrés Nord-Est de mes deux ...

mardi 27 mars 2012

QUE VOULEZ-VOUS QU'IL M'ARRIVE SUR UNE PLAGE ?






ALLO DOCTEUR ? C'EST LA NOIRAUDE ...



Mais qu'est-ce qui ne va pas encore La Noiraude ? Bon, reprenons. Je ne garantis pas une chronologie sans faille. Il pleut des briques. Il y a 15 jours ma Mustang '65 perd son frein à main et recule toute seule comme une grande sous mes yeux dans un sapin. J'en suis quitte pour un nouveau pare-choc arrière. Le sapin se porte comme un charme. Le lendemain c'est au tour du joint de culasse de se faire la malle dans un écran de belle fumée blanche. Il fait un temps splendide et je ne peux pas rouler. La semaine passée je signe le bail d'un beau duplex spacieux et le lendemain le proprio me rappelle pour tout annuler, ma condition d'artiste ne le rassurant pas financièrement. Dans 15 jours je suis "à la rue"... Ma Nana m'a quitté il y a 2 mois et 18 jours, nous devions nous marier. Vendredi dernier, un verre de trop dans le buffet et très très tard, je tourne à gauche au lieu de tourner à droite. Je marche pendant des kilomètres sans m'en rendre compte pour finir à l'aube au bord d'une rivière, mort paumé. Je m'endors dans l'herbe épuisé et le hululement d'une péniche me réveille. Il me reste alors exactement 2 heures pour ne pas arriver en retard au boulot. Hier, en cherchant mes disques de Beirut dans mes cartons, je m'entaille magnifiquement la main droite sur une vitre cassée entreposée au milieu de mes caisses par je ne sais pas qui... (voir plus haut et voir plus bas). Impossible de suturer, 3 doigts immobilisés pour 10 jours. L'inspiration est là et je ne peux pas jouer. Je suis fauché et je ne peux pas travailler. Quelques minutes après avoir répandu mon sang partout dans mon ex-appartement, j'appelle mon ex-nana pour l'avertir de la boucherie. Mon Nokia crève sous mes yeux. Fini, plus de cellulaire. De rage je le fous à la poubelle en oubliant de retirer ma carte SIM. Je m'en souviens brusquement au milieu de la nuit et me voilà en caleçon le pif dans les ordures en train de chercher après ce foutu téléphone finlandais de merde à 4 heures du matin. Ce matin, je me rends chez Cash Converter en quête d'un Nokia d'occase, j'en sors avec une jolie mandoline. Ce sont des choses qui arrivent. J'en sors aussi sans mes splendides Persol de soleil modèle Steve Mc Queen achetées au Lac de Garde cet hiver et introuvables par ici. Je m'en rends compte avant de démarrer la Polo. Je me précipite dehors en oubliant le frein à main. Et paf la Polo dans les blocs de béton devant la vitrine. Je retrouve mes lunettes. Je file à la boutique Proximus un poil plus loin, me gare juste en face, oublie à nouveau le frein à main en pensant que j'ai droit à une heure de parking gratuite si je prends le ticket, et paf la Polo dans le cul de la Bmw de devant. J'en oublie le ticket de parking. Je sors de la boutique après une file interminable de gens qui râlent sur leurs factures avec un Nokia tout neuf pour constater que j'ai une contredanse sur mon pare-brise. La Bmw est toujours là avec son gros cul enfoncé et je me taille en douce. Je branche mon Nokia flambant neuf pour constater que j'ai perdu la moitié de mes numéros. Depuis je me suis retranché dans une cave avec des provisions pour 3 ou 4 jours, principalement de la Slimovic. J'ai ressorti mon vieux casque de compétition et n'ose plus bouger.

lundi 26 mars 2012

LE COUTEAU



J'ai découvert l'artiste Jan Saudek par l'entremise de l'album de Daniel Lanois "For the beauty of Winona". Ce cliché inquiétant ornait la pochette. Alors j'ai visité son site. J'ai passé de longues heures à admirer son travail, entre peinture rêvée et photo cauchemar.  J'ai adoré sa biographie dont je me suis ouvertement inspiré pour rédiger la mienne, celle visible sur mon ancien site et je crois toujours vivante chez Anorak Supersport. Il faudra d'ailleurs que je la complète car elle s'arrête fin 2005.

http://www.saudek.com/en/jan/uvod.html