mercredi 25 janvier 2012

MAIS QU'EST-CE QU'ON S'EMMURE A NAMERDE !!!!


PS: vous n'auriez pas mon numéro par hasard ?

FIXETTE AUTOROUTIERE


C'est une obsession. Ce long ruban gris le jour et orange la nuit. Lui qui traverse le grand désert vert de mon enfance, lui qui me transporte à Liège, à Bruxelles ou à Ostende. En passant par Gand. Ce que peu d'entre nous réalisent, c'est qu'il s'agit de la plus longue route européenne: 8.300 kilomètres. Elle relie Calais à Ridder (Kazakhstan, tout de même !). Vous êtes prêts ? Allons-y car j'adore les listes. Elle démarre de Calais et remonte sur Dunkerque puis adieu la France. Bienvenue chez nous: Adinkerke, Veurne dont je ne connais que son hôpital, Bruges La Morte, Gand l'Elégante, Bruxelles ma Belle, Louvain (Station Leuven), Liège qui m'a vu naître et grandir et enfin Eupen. Nous voici en Allemagne en commençant par Aix-La-Chapelle et Cologne. Ensuite Gummersbach, Olpe, Siegen, Wetzlar, Giessen, Bad Hersfeld, Herlenshausen, Eisenach, Gotha, Erfurt, Weimar, Jena, Gera, Chemnitz, Dresden, Bautzen, et enfin Görlitz. Douce Pologne nous voilà: Zgorzelec, Legnica, Wroclaw, Opole, Gliwice, Katowice, Jaworzno, Cracovie, Tarnow, Rzeszow, et Korcszowa. Pause pipi et faire le plein. A fond les manettes jusque en Ukraine: L'viv, Dubno, Rivne, Zhytomyr, Kiev, fermez les fenêtres, Lubny, Poltava, Kharkiv, Slovyansk, Debaltseve, et Luhans'k. C'est au tour de la Russie avec Kamensk, Shakhtinsky, Volograd (si,si), Astrakhan. Poussons un peu plus loin vers le Kazakhstan et Atyrau et Beyneu. Nous arrivons ensuite en Uzbekistan en passant par Kungrad et Nukus. C'est au tour du Turkmenistan et sa jolie Dasoguz. Puis un petit retour par le Kazakhstan et Shymkent puis Taraz. Et tant qu'on est debout, faisons un crochet par Kyrgyzstan et Bishkek pour terminer le périple au Kazakhstan avec Korday, Almaty, Sary, Ozek, Taldykorgan, Usharal, Taskesken, Ayagoz, Georgiyevka, Oskement et enfin ce n'est pas trop tôt Ridder. Il est temps de faire l'entretien. Voire de revendre la bagnole et de prendre le train pour le retour.
Je me souviens. Il y a quelques années j'avais fait écouter ma chanson "Irons-nous voir Ostende ?" à un français que je pensais cultivé. La chanson comportait cette ligne: "avaler l'E40". Et le petit franscillon de me demander: "C'est quoi l'E40 ? Un colorant ? Un médicament ? Une drogue psychédélique ?". Après lui avoir révélé que j'évoquais l'autoroute qui relie Liège à Ostende, il m'avait conseillé d'éviter ce genre de "localisme" dans mes chansons, qu'à Paris ça ne marcherait jamais. Réflexion de haut vol qui aide à mieux comprendre certaines choses.

PS: le numéro tout le monde le connaît. Enfin quoique...

mardi 24 janvier 2012

ROSCOE



Décembre dernier. Un bistrot à Huy. Pierre, chanteur/guitariste, en face de moi. Un peu désabusé, en quête de confiance, en quête d'appui, de levier. Pour avoir applaudi son groupe, Roscoe, en support-act de Birdpen quelques semaines auparavant, je lui soutiens que le jeu en vaut la chandelle, que son groupe joue juste, qu'il chante bien. Que leur approche est la bonne. Alors je lui file quelques contacts que je crois être sûrs: Rudy Coclet, Mark Gardener, entre pas mal d'autres. J'ai la prétention de penser que cette petite parlotte lui donne quelques pistes. Au fil des mois, Pierre me tiendra au courant de l'évolution de son projet, ses chansons qui voyagent jusqu'à Oxford pour des essais de mixes. Pour le fun et aussi pour m'assurer de ce que je sais déjà, je lui propose de faire un essai de mixage sur une de leurs chansons. Je ne serai jamais mixeur même si Pierre m'a soutenu que mon mix tenait vraiment la route. Bref. Pour finir, Roscoe choisira Red Boy (MLCD) et le Studio 5 (Rapahël), une bonne équipe. Et le résultat est à la hauteur. Roscoe signe avec PIAS Recordings et s'embarque pour une belle étape de montagne. Je suis simplement heureux de cette discussion un brin penaude que nous avons eu fin 2010. Petit cailloux à l'édifice. Belle route à Roscoe.


Prochains concerts :
Pias Nites February 16th with Mogwai, Agnes Obel and Daan
Belzik Festival March 23rd with Geike, Cascadeur and Aaron
Et n'oubliez pas de cliquer sur le titre de ce post.

PS: j'ai déjà son numéro.

lundi 23 janvier 2012

En parlant de chanson française, espèce qui ne se reproduit pas en captivité...



Je vous parle de ça mais c'est loin. Hesbaye, ferme en carré de la fin du XVIIè siècle. Mes grands-parents maternels. Communion solennelle de mon oncle, Jean-Paschal. J'ai 4 ans ou quelque chose comme-ça. Catholique, baptisé de force sans me consulter à propos du choix de mon culte. Soit. Amen. Je vous rassure, du côté de mon père, c'était plutôt des anarchistes anticléricaux. Je suis un mix des deux, comment pourrait-on dire ? Anarchiste de droite ? Si vous voulez, je m'en plafonne. Bon 1976, ostie, le corps du cloué et et l'esprit du grand barbu qui ne répond jamais quand on l'appelle, bref, tout le saint touin touin. Ma chanson préférée à l'époque c'est "Le Zizi" de Pierre Perret. Bon contre-poids face à la gravité de la situation. Les annales familiales racontent que je connaissais les paroles par coeur et que je l'ai chantée à tue-tête durant toute cette béate journée. Inarrêtable que j'étais. Mais quand va-t-il se décider à la fermer le "petit qui pleure tout le temps"? C'est ainsi que l'on me surnommait affectueusement à l'époque. Je menaçais de me jeter dans le vide si personne ne voulait me prendre dans les bras. Je n'ai pas tellement changé. J'aime à être le centre d'attention, c'est vrai et la scène sert à ça. J'ai la décence de me faire plus discret dans la vie quotidienne. Quoique quand je sors la Ford Mustang 65... Non je dis des conneries, centre d'attention tout le temps, tant pis j'assume. "Le Zizi" est toujours une de mes chansons préférées. Et j'aime à flâner aux champs et aux églises. Inutile de vous dire que le 45 tours de Perret, c'est du côté de mon père que l'on me l'avait recommandé puis offert.

PS: vous n'auriez-pas le numéro de Marie-Madeleine par hasard ?

FREDERIC OSZCZAK ET FOCALE ALTERNATIVE


Cirque Royal Nuits Botanique 2005. Présentation de 12H33, le disque et le film. Oui, il y a eu un film, un moyen-métrage, 26 minutes à New-York sous les Super 8 de Marcello Delamare (aka Marc Laguna- La Muerte). " Notre Dont Look Back à nous" me dit-il durant le montage. Souvenirs imprécis de ce concert, mon manager à l'époque m'a embrassé en sortie de scène, ce qui est toujours très bon signe. Ce cliché de Frédéric Oszczak raconte toute l'histoire de ce concert et de bien d'autres lors de cette furieuse tournée. Telecaster noire, ombres, stroboscopes, mouvements brusques. A la position de ma main gauche, je reconnais les accords de "Ton éternel petit groupe". Photographe de talent, baroudeur d'image de concerts infatigable, il a réalisé un très classe tirage, carré, 30 sur 30, impeccablement encadré. Je le croise de temps à autres au détour de scènes, j'essaie de lui obtenir un pass backstage ou une invitation afin que lui et ses objectifs puissent capter ce que nous ne voyons pas. Un artiste de l'impossible en quelques sortes. J'ai besoin d'artiste comme lui, qui vous renvoient un reflet qui aide et qui conforte. Et puis avouez, quelle splendide pochette cela ferait !

Rafale de liens, ne vous privez pas.
Commencez pourquoi pas par cliquer sur le titre de ce post.
Ensuite.
http://myspace.voo.be/oszczak/ (site officiel)
http://fr-fr.facebook.com/frederic.oszczak
http://www.comedien.be/fredericoszczak

Allez vous dis-je !

dimanche 22 janvier 2012

PANORAMA " Je n'éclaire que moi"




Power sur tous les fronts !
Power qui ne donne jamais ses numéros !

COUSTEAU "Last good days of the year"



"Vous n'auriez pas son numéro à tout hasard ?"
(Jack Nicholson dans Vol au-dessus d'un nid de coucou)