lundi 7 décembre 2009

TUER L'APACHE POUR TOURNER LA PAGE

Envie d'autre chose. Besoin d'autres angles. Jeronimo, le projet, le groupe, comme on voudra, va donner ses derniers concerts bientôt. "Mélodies Démolies" est donc bel et bien le troisième et dernier volet d'une trilogie initiée avec "Un Monde sans Moi" et poursuivie avec "12H33". J'en suis assez fier, même si ce n'est pas de la grande musique, le bilan général est positif. J'ai beaucoup appris. J'aime ces trois disques, chacun ayant les qualités de ses défauts. Chacun étant le parfait polaroïd de ce qui se passait dans ma vie. J'ai été sincère. J'ai piqué des tas de trucs mais je les ai piqués aux meilleurs. Personne par ici n'a fait des disques comme ceux-là, ni dans le son, ni dans le propos. Ce n'est aucunement de la prétention c'est la réalité. Je suis assez fier de cela aussi. J'ai aimé la grande période laborantine de 1998 à 2000 qui a débouché sur les grandes lignes du premier album. Une période calme et ordonnée, lumières tamisées, application, recherche, découvertes. C'est par là que je m'en retourne. J'ai aimé l'enregistrement du premier album, facile et effrayant. Toujours gai. Travail patient et solitaire mais récompensé de la plus belle des façons. Mon OVNI. La tournée de 2 ans qui s'en suivit fut de bruit et de fureur. Inoubliable, épuisante, déchirante, d'une extrème intensité. Je n'ai pas aimé l'enregistrement du second, dans la foulée, sans recul, sans garde-fou, dans le doute, la fatigue et la nuit. Mais j'ai aimé son achèvement, sa libération. J'ai aimé le moyen-métrage qui l'accompagnait et qui le dévoilait. Lui né au Québec et achevé à New York. Ma catharsis. Puis à nouveau bruit, chaos, fureur sur scène pendant deux ans. Des drames. D'autres expériences avec d'autres gens. Surtout la redécouverte de mes sensations un matin dans une cuisine d'Oxford. J'ai aimé chaque seconde de la conception du troisième dans la douceur de la Lombardie. Ses nouvelles voies qu'ils empruntait et son refus obstiné de répéter ce qui avait déjà été fait. J'ai aimé ses risques, son pied de nez, son sourire obstiné et désinvolte. J'ai détesté le jouer devant des gens, tout du long. J'ai détesté en parler, le justifier, l'expliquer, le vendre. Ce troisième et dernier n'appartient qu' à ceux qui l'ont réalisé. Ce disque n'est jamais sorti du studio où il a été conçu. Ce n'est pas un disque pour les gens et on l'a vérifié par après. Son esprit, son essence, sont restés là-bas, non loin des révolvers de Vérone. C'est très bien ainsi. Les guitares, mes petites églises dans des valises sont prêtes pour la suite. Le studio démonté, vérifié, nettoyé, enrichi, est prêt pour son nouveau cadre; vieux parquets, hauts plafonds, moulures, larges pièces rectangulaires qui résonnent beaucoup. Lumière. Collines boisées. Jeronimo s'arrête ici, au bon endroit, au bon moment, soucieux de laisser la voie libre à un autre projet. Mieux en phase avec ce que j'ai dans le coeur et dans les doigts. L'ampli Vox AC 30 piaffe d'impatience. Les musiciens qui m'ont accompagné sur ce dernier volet scénique ont déjà réservé leur places pour le prochain voyage. Merci tellement à eux. Je ne suis ni triste, ni en colère, ni soulagé. Confiant, je retrousse mes manches, devant moi une terre, une mer, des montagnes inconnues. Enfin. Boussole bien réglée, des vivres, un cap. La destination c'est le voyage. La méthode, c'est l'improvisation. Le but, c'est capter l'instant. S'éloigner un peu du méli-mélo "rock wallon", de ses nobles efforts et de ses erreurs de scénarios. Faire place à de plus jeunes, armés de meilleures dents qui sauront séduire de plus jeunes également. Je les retrouverai à un moment donné en cours de route je suppose. Lumière calme et non clignotante. S'il-vous-plaît. Comment terminer ceci sans remercier tous les gens quis e sont impliqués dans ce projet ? Tous ces gens ! Merci à eux du fond du coeur. Surtout merci au public. Merci.

lundi 9 février 2009

dimanche 1 février 2009

Jeronimo at Madame Jojo's Soho London january 29th


La lumière au bout du tunnel c'est l'Angleterre.
Dans la navette sur l'E40, je pense qu'on va rater l'Eurostar. De fait. Dans le froid glacé de Bruxelles-Midi, on se réchauffe en riant à la lecture des bêtises du Metro. Une fois sur les rails, Gab nous commente la fabrication du train. J'essaie de dormir mais Calo fait bip bip pendant une heure avec son appareil photo. Je rumine une vengeance pour le trajet retour. Thomas et Gaëtan sont silencieux. Gab adopte plusieurs positions des plus bizarres. Il fait soleil. Arrivée à St Pancras, il fait beau et les caméras de TV5 nous acceuillent. Le groupe part pour un loft sur Piccadilly Circus et je m'engouffre dans un taxi en répondant tant bien que mal aux questions. Je regarde par la vitre, j'aime Londres. Covent Garden, interview, prises de vues. On se fait jeter poliment et avec le sourire; private property, filming prohibited. On marche vers Piccadilly, Leicester Square, je parle, je m'arrête, j'achète une carte postale de Lady Diana. Je pense beaucoup à la musique anglaise qui me berce depuis toujours. Citer tous les groupes serait trop long mais il y a The House of Love. Ils filment, je parle. Je retrouve des gens sur Lexington Road, vin rouge. Heureux d'être à Londres. Beaucoup de préventes. Je rejoint le groupe sur Denmark Street via Oxford Street; Gab joue du some kind of Sponge Bob Ukulélé, Calo fait bip bip avec son I-Phone, Thomas et Gaëtan rigolent. Gédéon nous offre des pintes de Guiness au Carlisle Arms dans Soho, à deux pas d'un magasin de guitares aujourd'hui fermé d'où vient ma Rickenbacker 330. Gaëtan, son of Ireland, nous explique le procédé de fermentation de la bière noire. Calo s'est gouré et a commandé du cidre. La lumière est douce. Tout va bien. On file au soundcheck, Madam Jojo's sur Brewer Street; on branche tout et on ne s'éternise pas. L'endroit est beau. Je fais la connaissance du chaleureux Tim Arnold qui ouvre pour nous ce soir. On nous filme. Manger dans Soho un peu plus loin. Entretemps Gab et moi avons avalé une Beck's sur un trottoir. On adore Londres. On se remémore nos capitales: Roma, Berlin, Paris, Luxembourg. On envisage sérieusement Stockholm. Le vin de Bordeaux est délicieux, je rigole avec Thomas en m'obstinant à parler anglais en lui récitant tout le menu comme un speaker de la BBC. On regarde les anglaises. Des anglais nous regardent. Je repense à mes précédentes venues ici, à la recherche d'EP's introuvables chez nous, à ma première pédale Fuzz, à une chanson de The House of Love. On s'enferme dans les loges du club et on déboule sur scène. Il y a du monde. Le concert est bon. On nous filme après le match en train boire du champagne. Le régisseur du club (batteur de Mint 400) me dit combien il a apprécié, nous évoquons l'influence évidente de Terry Bickers sur mon jeu de guitare. Il aura fallu traverser le channel pour qu'enfin quelqu'un s'en aperçoive. Nous sommes heureux d'avoir joué à Londres, dans un beau club, et devant des anglais(es) qui dansaient. Ca ne se reproduira peut-être pas dès lors il était important de se battre sur scène pour donner quelque chose. Je n'oublierai jamais ce concert, un des plus important de ma vie. Tout le monde est joyeux. On file dans Soho à la recherche d'un pub. Gab et moi arrivons à rentrer dans club assez select, grâce à l'entremise de Tim Arnold qui rassure un doorman méfiant. On commande des Morettis. On a perdu le reste du groupe. On rit beaucoup. Puis on s'engouffre dans un taxi en direction de South Kensington, Courtfield Gardens. Gab évoque avec le chauffeur la difficulté de trouver de la bière après une certaine heure.
Gab: " you know, the law in Belgium is much more permitive, you may buy cans of beer anytime you want !"
The Driver:"well, you should have brought the law with you my friend!"
Heureusement ce dernier a une adresse. On s'achève dans la chambre G2, à coup de Stella, je m'endors en regardant une émission sur la Riviera italienne. We played London.
La lumière du matin est douce, je pars me promener du côté de Earl's Court, triste de repartir dans quelques heures sans pouvoir passer par Camdem Market. Je chantonne une chanson de The House of Love. Anyway, we played London.

vendredi 9 janvier 2009

Levitation-Firefly (luciole)


Firefly





today
you're my sunrise child what else is
don't stir your bay haze hair
you're the apple of my skies
you're a sunrise child

recieve your alms
uncle sam's coming home
looking after ever
looking after ever

grasp the interplay
what a genius sense of timing
feel the energy

we're looking after ever
recieve your alms
uncle sam's coming home
we know we're looking after ever
we know we're looking after her
we know we're looking after ever

go on and find a school if you're homeless
go on and find some books if you're freezing
knowledge is the best thing that you have

(Terry Bickers)

lundi 15 décembre 2008

Ce que j'ai écouté passionnément cette année...


Dalëk-Abandoned Language
Talk Talk-Spirit of Eden
Talk Talk-Laughing Stock
Mark Hollis-Mark Hollis
Saez-Paris
And Also The Trees-Farewell to the Shade
Fleet Foxes-Fleet Foxes
Dead Can dance-Within the realm of a dying Sun
the House of Love-Days Run away
David Celia-Organica
Karkwa-Le Volume du Vent
The Byrds-5th Dimension
Six By Seven-The Noise we Make
Tom Mc Rae-Just like Blood
Marie-Antoinette Soundtrack
Spiritualized-Lazer guided Melodies
The Fireman-Electric Argument
A Heart is an Airport- A Beautiful Crack in your Tragedy
The Cure-The Top
Paul Mc Cartney-RAM
John Coltrane-Blue Train
Jeronimo-Mélodies Démolies

Post-Scriptum:
Les lecteurs assidus remarqueront que certains groupes reviennent d'année en année dans mes haut-parleurs; Talk Talk est un bon exemple. "Spirit of Eden" joue sur ma platine depuis sa sortie en 1988. Entendu pour la première fois cette année-là un après-midi d'automne ensoleillé au Pot-au-Lait (célèbre bar liégeois). Je l'ai acheté en vinyle une semaine plus tard et enregistré sur une cassette TDK Crhome pour mon walkman, puis en cd à 3 reprises, parce que le premier s'est rayé à la 18 ème minute et parce que j'ai donné le second. Le troisième tient bon mais si par hasard je le recroise dans un rayon, je l'acheterai une quatrième fois sans hésiter. Parce qu'il le mérite.
Parce que 2008 était l'année de ses vingt ans et parce que je n'ai heureusement pas encore entendu mieux.

lundi 24 novembre 2008

THE FIREMAN "ELECTRIC ARGUMENT" a very simple plan



Electric Arguments is an eclectic and varied album consisting of thirteen tracks recorded in thirteen days over the period of nearly a year. Each track was written and recorded in the space of one day. The Fireman went into the studio with no plan or clear direction of how they wanted the album to sound. The project took a life of its own and the results will surprise anyone expecting to hear the previous sound of the band.

Produced by Youth and Paul Mc Cartney
Written by Paul Mc Cartney

http://www.myspace.com/thefiremanmusic

vendredi 21 novembre 2008

SET LIST POUR CE SOIR (Flat Sessions avec David Celia et Sacha Toorop)






1/ Rendez-vous dans ma loge

2/ Le nord le sud et le grand mur

3/ Irons-nous voir Ostende ?

4/ Oublie pas (Karkwa)

5/ Your ghost (Kristin Hersch)

6/ If you're gone (The Byrds)

7/ Everybody's got learn sometimes (Korgis)