jeudi 16 août 2012

QUAND JE DORS TU TE LEVES

... Si mon meilleur ami un jour devait partir
Et moi que deviendrais-je , sans lui je m'ennuierais
Si mon meilleur ami devait un jour partir
Le son des souvenirs sonnerait dans ma tete
Le sifflement ultime ...

... Si mon meilleur ami soudain quittait ma bande
au front sans chef, maudit, la défaite serait grande
Si mon meilleur ami choisissait la Hollande
Le son des souvenirs sonnerait dans ma tete
Le sifflement ultime ...

... En bateau avec lui j'allais pecher le rire ...

Le Son des Souvenirs
Eve Cournoyer (1969-2012)
Repose-toi mon Amie.


PS: merci à tous pour vos témoignages que je garderai strictement privés vu la tristesse et la gravité de cet horrible coup du sort.

lundi 30 juillet 2012

JERONIMO - ZINZIN - LES JOURS D'APRÈS


Coup classique à répétition. On croit le truc bouclé, complet, achevé. La réécoute après le "earbreak" apporte souvent quelques lumières. Il y a des choses en trop, des redites. Des choses évoquées maladroitement dans certaines chansons. Et ces mêmes choses se retrouvent clairement exprimées dans d'autres. Donc il faut élaguer et sans regret. Toi oui, toi non. Dur cependant, dur dur de dire non à une chérie que l'on a tant aimée jusqu'au bout et depuis le début, jusqu'au moment crapuleux et injuste de la mise en perspective, du scénario définitif. Mieux vaut quelques minutes de moins que quelques minutes de trop. Paradoxalement il manque quelque chose. Quelque chose de très simple et de répétitif en l'occurrence. Un groove en dessous de la ceinture avec des paroles stupides en apparence, genre un texte de 4 phrases répétées ad nauseam. Je consulte mes carnets. Une phrase lâchée au Lac de Garde en février dernier par Tof, le baroudeur international lors d'un souper à la pizzeria du coin où nos éclats de rires sonores et gras ont fait sourire à maintes reprises un couple de lesbiennes installé à la table à côté. "Chacun mon tour et moi d'abord". Ok pourquoi pas. Je commence par un battement de main sur chaque temps que je double à 6 reprises. Ensuite j'ajoute un phrase de Dobro jouée avec un bottleneck. Je place les voix, une grave, une au milieu et une en haut. Toujours les mêmes phrases, tout le temps tout le temps tout le temps : "chacun mon tour et moi d'abord, je passe le premier, t'attends dehors". 4 phrases qui résument très simplement la chose humaine en général et publique en particulier. Ensuite je place un orgue dans les basses, vraiment grossier et vulgaire mais qui secoue comme il faut. Et un kazoo pour la touche rigolote. Et je double le Dobro avec une Gretsch désaccordée. Ce qui donne au final la chanson idéale pour ouvrir l'album. Seulement méfiance ! Car les dernières mesures enregistrées nous semblent toujours les meilleures. Mais il est évident que la "petite dernière" apporte quelque chose en plus. Méfiance encore quand on coupe d'un côté pour allonger de l'autre. C'est de la navigation sans réelle visibilité. On sait ce qu'on laisse derrière sans savoir ce qu'il y a devant. L'enfer de la tracklisting... Tracklist. Elle est apparue simple, assez logique au sortir de l'église. Puis je l'ai revue à l'inverse. Le résultat est sans appel. Là où la première semblait quelque peu somnolente mais remplie d'un charme suranné, voire rétif mais bienveillant, la seconde surgit bondissante et volontaire, très "zinzin"...  pour se clôturer en douceur et vol plané, sans moteur, "on se posera où l'on pourra". Sur une plage d'Ostende par exemple. C'est terrible. Voici venir les réunions avec la maison de disque, décisions, timing, stratégie ( je me marre doucement ici). Pochette, clips, réclame, radio, graphie, presse, autopsie, service après-vente. Convaincre, appuyer et défendre la démarche d'un double album sans aucune espérance commerciale, pour le plaisir. Des fans et du mien. Cela me plairait pas mal aussi de court-circuiter le marché des concerts et festivals habituels, j'en ai déjà fait le tour plusieurs fois, avec plusieurs groupes, en plusieurs langues et la perspective d'un nouveau tour de Wallonie-Bruxelles ne me réjouit guère. A part les Nuits Botanique au Musée, dans le Salon comme en 2009. A moins de le penser de façon impromptue, saugrenue, inhabituelle. Jouer exclusivement dans des églises par exemple, tout le monde assis, sans bar bruyant dans le fond. Jouer dans des jardins. Un truc vraiment pas rock'n'roll, sans bras levés ni guitares dans les airs ni regards hagards empruntés à Jim Morrisson. Un truc vraiment rock'n'roll en fait, sans pub sur Facetruc ou sur Truc FM. On verra bien. 

Cliché de Kateri Tekakwhita dite "Celle qui avance en hésitant" ce qui me correspond pas mal.

P.S. : 4 belles dates de concert en prévision pour l'automne avec 4 projets différents, stay tuned ...


jeudi 19 juillet 2012

MY BLOODY VALENTINE - TOTALEMENT TOUJOURS

Certains disques méritent d'être achetés plusieurs fois au cours d'une vie. Pour exemple le "Spirit of Eden" de Talk Talk, mon disque préféré, acquis à 4 reprises, record inégalé. J'ai donné mon dernier exemplaire au chanteur anglais Will Samson l'an passé, de passage chez moi le temps d'une Flat Session inoubliable dans l'appart du chanteur de Roscoe et qui ne connaissait pas cet Everest. Il faudrait d'ailleurs que j'en achète encore 1 ou 2...
Pareil pour "The Unforgettable Fire", "October" (1 vinyle et 2 cds), "Boy" (idem) , "War", "The Joshua Tree" et "Live at Red Rocks" ( 2 vinyles et 2 cds) de U2. Idem pour le premier album des Stone Roses. "Seventeen Seconds", "Faith", "Pornography" et "Disintegration" de The Cure eurent droit à la même faveur. "Harvest" de Neil Young aussi. "Acadie" de Daniel Lanois en trois exemplaires. "Horses" de Patti Smith, "Strange Times" des Chameleons (2 vinyles et 1 cd) ...  J'arrête là mais la liste est longue. Ainsi je peux les donner à des personnes qui ne les ont pas. Le même phénomène se produit avec certains livres, certaines chaussures, certains vêtements,... Alors quand les zinzins de My Bloody Valentine rééditent tout le bazar en version remasterisée deluxe tout ce qu'on voudra, çàd pas grand'chose puisqu'ils n'ont sortis que 2 LP's et une poignée d'EP's, je craque et j'enlève le tout. C'est donc la troisième fois que j'embarque "Loveless". La troisième fois que je fonds pour "Isn't Anything",  leur petit premier, mon favori. La seconde fois "Glider" avec le majestueux révolutionnaire "Soon". Et de tout réécouter pour la 623895736508²0²678905179 de fois à FOND LA CAAAAAAAAIIIIIIIIIIIIIISSSSSSSSSSSSE !

My Bloody Valentine - "Isn't Anything ? " & "Loveless"

jeudi 12 juillet 2012

JERONIMO - ZINZIN - COUPEZ !




Dernière écoute ce matin avec le bel écho. Et puis clac ...

JERONIMO - ZINZIN - DERNIER JOUR












Derniers overdubs sur "Ostende", "Berlin" et "Ramoneur". Sauvegardes, pré-mixes. Prises de notes de certains réglages, de choses que je vais oublier dans 2 jours. Pendant que l'Imac travaille seul désormais, je range le parc micros, les pieds, je roule des câbles, la Memory Man retrouve son écrin de bois, l'Eventide affiche vide, faders à zéro. La maison de disque est passée. Le mot qui revenait sans cesse était surprise, bonne surprise, belle surprise. Rien à dire. Baraque. Gilles Martin aux doigts de fée prendra le relais bientôt. Il affinera. Il faut avancer sur la track-listing, j'ai une idée. Au plus simple. Après vérification, ce sera le premier album de Jeronimo sans distorsion sur les guitares.


Matériel utilisé:
Apple Imac- ProTools 8 - Digi 003 Rack Factory
Tascam M 216
Dynaudios BM5
Alesis RA 100
Beyerdynamic DT100
Bose Around Ear
SPL Goldmike
Korg SDD 3000
Korg SDD 1000
Eventide Timefactor
Line 6  Verbzilla
Ehx Deluxe Memory Man
Digitech Whammy
Boss Tremolo
Boss Tu 2
Akg D112
Senheiser 441
AEA R84
Shure SM 57, 58 et BETA 58
2 Rodes NT1A
Studio Project B1
Fender Telecaster '78
Gretsch Country Classic 62
Fender Jaguar 62 re-issue
Höfner Violon bass
Autoharpe Tenayo
Mandoline Freedom
Yamaha Guitalele
Höfner classical guitar '58
Martin DM
Recording King Resonator Guitar
Sonorus Drumkit '55
Fender Champ SilverFace '78
Fender Champ Tweed '57
Vox AC30 Ltd edition '90
Philips Philicorda
Clavia Nord Lead 2
Capodastres Shubbs, cordes D'addario et Pyramid, bières Jupiler, plectres Herdims bleus et Dunlops tortues, cigarettes Camel, briquet Bic jaune, disques durs Lacie, tapis berbère, carnets Moleskine (un petit et un grand), sets de table, Nikon Coolpix S8200, I-Photo, Kazoo de marque inconnue, 2 oeufs, café Nespresso Finezzo Lungo, sucre candy, jus d'orange Minute Maid, San Pellegrino, baguettes Vic Firth, vêtements et chaussures Ben Sherman, Mad Cap England, Paolo Vandini, Van's, Levi's, gsm Nokia et crampes persistantes dans le dos pour avoir bossé pendant 1 mois sur un simple tabouret... Et j'ai oublié mes 2 tambourins, instruments préférés depuis tout petit ;-)

dimanche 8 juillet 2012

JERONIMO - ZINZIN - PLUS QUE 3 JOURS...








Le calendrier ne connaît ni pitié, ni retard, ni report. Le verdict est sans appel. Il me reste 3 jours. Hiiiiiik ! Je cours, je cavale, je pare au plus pressé. La dernière minute a comme avantage de vous centrer sur l'essentiel. J'écoute en prenant des notes, les yeux rivés au compteur de minutes et de secondes des chansons. A chaque fois que mes yeux se plissent, je note l'heure. Certaines rectifications sont possibles, d'autres pas. Certains défauts sont noyés dans la matière et il est impossible de les gommer. Mieux est l'ennemi de bien. La perfection c'est le silence. Je trouve encore du temps pour m'évader, comme lors d'une veille d'examen que l'on sait foutu pourri d'avance. Je trouve encore le temps de flâner au dehors avec le Nikon dans ma poche. Et de photographier les tapisseries célestes. Va falloir ouvrir les portes, des gens vont venir écouter et je vais faire des trous dans mes poches à trop y enfoncer deux mains moites. Par moments je me dis que c'est complètement raté, que personne n'écoutera ça. Mais qu'il a été doux, passionnant, enrichissant de le penser, de le concevoir, de le faire et de le voir naître.  J'aime la musique quand elle apparaît puis quand elle s'en va. Je n'aime plus la musique quand elle est reproduite ad nauseam et à des fins toutes autres que la musique elle-même. Peut-être devrais-je me tourner vers le jazz, sauf que ça me les broute le jazz...Pendant qu'à 15 kilomètres les Ardentes hurlaient leurs dernières bières tièdes, j'étais au calme avec mes instruments dans un endroit hors du commun. Avec une bière fraîche et brassée avec soin. J'ai bien peur que les chansons ne quittent pas cette église. Comme les Mélodies Démolies n'ont jamais voulu quitter l'Italie...

jeudi 5 juillet 2012

JERONIMO - ENCORE ZINZIN


"Petit Ramoneur de rien du tout" me chipotait. Pas question de reprendre la version 2002, boom boom arrachée. C'est fait, pas de redite. Attention au syndrome OK Computer. Le texte est désormais plus long, il raconte la fin de l'histoire. La version Dobro me laissait sur ma faim; belle mais un peu nue, un poil pauvrette... Une troisième version fut mise en chantier, portait de beaux espoirs avec ses guitares bleues mais fut rapidement délaissée. Alors je suis revenu sur la seconde. Et puis, comme souvent, pour déconner et par ennui et accident, je lui apporté un reflet onirique qui lui manquait jusque là. Il s'agissait de la tordre quelque peu. Donc à la moitié de l'histoire les choses se tordent. Simplement des voix passées dans un effet Eventide qui ralentit ou accélère la vitesse et par conséquent en modifie la hauteur. La voix se met à ressembler à une trompette folle ou un miaulement nocturne, un mugissement rauque, hélium et mal de gorge. La voix ressemble à un chant d'oiseaux de science-fiction. C'est beau car quand les effets arrivent la chanson bascule dans le monde des rêves où rien n'est en place, où la logique s'efface. La voix devient abstraite et raconte des choses inconnues et incompréhensibles. Et puis rôde aussi un Philicorda très sombre, des notes d'orgue aléatoires, des voix de têtes ultra-hautes. Enfin il y a une clochette, comme un avertissement, comme une tentative de réveil. Pomme S.