vendredi 23 mars 2012

MARC DIXON - JOURS SOMBRES NUITS BLANCHES - REPETITIONS 3



Nous avons fait fait le tour des 11 chansons de l'album. Toujours cette  impression de facilité naturelle à faire sonner le folk-blues de Marc Dixon. Surtout beaucoup d'éclats de rire, de calembours et de regards complices. J'avais des doutes quant à certains titres en live, à présent je n'en ai plus. Nous avons même mis en boîte une très belle version de "The Others are not My Refuge", long mantra hypnotico-assymétrique à phrase unique. Le groupe se soude peu à peu, le son plane bien et s'épaissit. Les repères se marquent. J'ai demandé à Geoffroy un peu de son Gaffa afin de coller certaines touches du clavier rouge qui ainsi joue tout seul. Procédé que j'utilise souvent pour enregistrer les longues plages instrumentales de mon journal sonore intime. Le single "Si tu joues ta vie" sortira le 16 avril. Le cruel, optimiste et magnifique clip réalisé par Santos Hevia et tourné dans les Asturies sera visible ici dès le feu vert. 

PS: Bruno Green nous a posté une jolie missive, il est du même avis que Stephan Eicher ...

CAPO STAZIONE RECORDS PRESENTE...



Le grand retour de Jerome Mardigra avec son nouvel album flambant neuf intitulé "Bateau Carnaval". 
L'artiste hispano-ibérique originaire de la région de Malaga, désormais sous la houlette de Capo Stazione Records ( voir photo ci-dessous) est très fier de vous présenter ses 28 nouvelles chansons flop-pop petit-public et faussement naïves. Le déjà hit single "Tu te trompes de femme" en est le single fédérateur. 
Extrait d'interview donné à Ruf Ruf, mensuel Rock et Rebelle : " ... Ce qui compte avant tout pour moi c'est le côté humain dans les rencontres que je rencontre, et aussi de ne faire aucun compromis. C'est pour cela que j'ai signé avec Capo Stazione Records International, ils comprennent et soutiennent ma démarche à 200 %... Mes objectifs ? Jouer un maximum de concerts, tenter d'exporter mes chansons à l'étranger et d'ailleurs un deal se profile à l'horizon avec une grosse maison de disque française à Paris mais je ne peux rien dire de plus pour le moment... Avant tout être moi-même et ne pas tricher avec le public... J'ai déjà 687 chansons écrites pour le prochain album, ce sera très différent mais j'aime surprendre... J'ai de l'ambition bien sûr mais je reste avant tout un artiste indépendant et libre, ma liberté artistique c'est ma raison de créer tu vois, ce qui me pousse vers l'avant sans trop regarder en arrière..."
"Bateau Carnaval", un disque obligatoire sous peine de poursuites et réalisé grâce à l'aide de Caca-Cola, la boisson rafraîchissante aux extraits naturels de merde.

Jerome Mardigra "Bateau Carnaval" (Capo Stazione Records Limited International)


Capo Stazione Records Limited International.
Audace, chaleur et vision et surtout audace.

jeudi 22 mars 2012

LE VENDREDI AUX ECURIES


Paroles et musique: Jérôme Mardaga (copyright)

mercredi 21 mars 2012

EDERLEZI


 La musique balkanique et les chants traditionnels bulgares en particulier me fascinent depuis la fin des années 80. Notamment grâce aux très belles rééditions du label 4AD "Le Mystère des Voix Bulgares vol I et II". Notamment grâce à de très beaux films comme "Time of Gypsies". C'est peut-être cela le son authentique de l'Europe. Le son des montagnes, des plaines, des rivières et des récoltes. Et des révoltes et des plaintes. Le son de l'Europe qui commence. L'Europe à la fois nord et sud, à la fois est et ouest. Exemple. Je me suis pris d'amour pour un Dobro, guitare en cuivre munie d'un résonateur en aluminium avec laquelle j'écris désormais tous mes airs. Surtout utilisée par les bluesmen du Delta, cet instrument étrange est l'invention des Frères Dopeyra, originaires de Slovaquie... Ce qui expliquera peut-être pourquoi la guerre en ex-Yougoslavie m'a tant marqué. Pourquoi Rome et Berlin m'enchantent et me parlent bien plus que New York ou Montréal. Pourquoi je rêve de démarrer la voiture et de filer au sud-est. Je commencerais par les villes, Sarajevo, Sofia, Dubrovnik, Mostar, ... puis les campagnes. C'est l'Europe qui m'attire, ce truc atavique et ventral ici tout près. Pourquoi n'ai-je pas commencé par là ? Parce qu'il y avait une guerre peut-être... Pas la peine de voler vers la Thaïlande ni le Pérou. C'est trop loin. Et l'Himalaya c'est trop haut. Ci-dessus "Ederlezi", un chant traditionnel arrangé par Goran Bregovic avec la magnifique scène finale du film d' Emir Kusturica. Et de vous conseiller la lecture de "Zoli" de Column McCann. L'histoire de la petite Rom de Slovaquie qui n’avait pas 6 ans quand les nazis ont noyé ses parents au fond d’un lac glacé. Et qui deviendra poète.

 "All my friends are dancing, are dancing, that makes my day. All the Roma, o mother, all the Roma, father, father, all the Roma, o mother, hey, Ederlezi, Ederlezi, all the Roma, o mother All the Roma are gathered for the feast, Ederlezi All my friends are dancing, are dancing, make the day. All the Roma, o mother, all the Roma, father, father, all the Roma, o mother, hey, Ederlezi, all the Roma, o mother hey ... ah ... All my friends are dancing, are dancing, makes my day".

mardi 20 mars 2012

CHER, TRES CHER, TROP CHER PRINTEMPS...

Je me permets de t'écrire. Vois-tu Printemps je ne te cacherai pas ma joie de te voir revenir. Avec un grand ciel bleu. Je voudrais déjà t'en remercier. Mais vois-tu je me dois de te mettre en garde. Par la porte ou par la fenêtre, il faut que tu sois à la hauteur de notre Hiver. Nous avons dégusté, ça n'a pas été facile tu sais. Tout a gelé pendant des semaines. Les carrossiers et les compagnies d'assurances (les fumiers) se sont fait un foutu tas de pognon. Les marchands de gros sel aussi. Ne parlons pas des chauffagistes. De tout cela nous n'en voulons plus. Nous voulons simplement ton soleil et ta douceur. Juste de la douceur. Surtout pas de grosses chaleurs Printemps, surtout pas. Sinon les filles se dénudent plus que de raison, s'imaginent couvertures de Vogue ambulantes et franchement, la plupart du temps, ça ne ressemble à rien. Et les mecs de devenir encore un peu plus cons qu'ils ne le sont d'habitude. Et certains en short en plus ! Donc voilà Printemps, en toute amitié, joue la en finesse sinon il va y avoir des morts...

lundi 19 mars 2012

PETIT RAPPEL ET VENEZ NOMBREUX (genre 7ou 8...)


Marc Morgan et les Obstacles en concert à la Rotonde du Botanique à Bruxelles ce premier mercredi de printemps avec en "première partie" tout le joyeux foutoir Freaksville.

MIRACLE DE METAL



Rouler la nuit sans destination. Décrire une boucle. D'abord faire chauffer le cheval de métal, laisser ses  muscles se dilater, s'ajuster. Le sortir avec précautions du corral. Et l'élancer. Epouser son dos devenu chaud. Délicatement mais fermement tirer les rênes. Lécher les courbes. Soigner la trajectoire. Fixer l'horizon qui recule au bout de la ligne droite. Ecouter avec délice le chant des chevaux. Oublier qu'on aime mal finalement. Mais jamais en vain. Ralentir le temps, accélérer et voir se plier les signaux indicateurs. Faire une halte dans une aire de repos autoroutière, faire le plein. Prendre le temps d'écouter le vacarme des cylindres fous qui passent en trombe au delà du rail. Le clic-clic de la mécanique qui refroidi, le halètement du ventilateur. Humer l'air mouillé teinté d'essence. Admirer une belle cavalière esseulée, silencieuse, peut-être en fuite elle aussi, derrière un café fumant. Sucré.  Admirer tous ces rescapés d'autostrades, encore sous l'emprise du léger, mélancolique vertige et goûtant au bref répit illusoire avant d'affronter la nuit et la mort qui attendent au dehors. Rejoindre la vie avant l'aube. Que le bitume m'est doux par ces nuits d'asphalte. Que la vitesse m'est douce. Que la vie me semble lente et suspendue une fois la course du compteur achevée sur la droite. Ce fil ténu entre les deux rives. Mon corps, ma tête se sont fondus avec la machine et  ont épousé la route. La vie devenue simple, la vie arrêtée. Miracle de métal, que tes mains m'enlacent. Miracle de métal, ramène-moi à la maison.