dimanche 26 février 2012

ZINZIN

Voilà c'est terminé. Je viens de tout écouter dans un ordre qui me plaît. J'ai l'impression d'entendre un disque. Le parfait négatif du disque B "TYMPAN". Juste la voix et le Dobro avec un son d'église à ciel ouvert qui murmure derrière. C'est un voyage. Mon voyage. L'autre voyage c'est le disque B, qui va très loin à sa manière, façon Boeing qui décolle dans un son de jugemement dernier. Le disque A "ZINZIN" est basé sur le silence. Je me suis décidé pour un autoportrait respectant les mêmes règles: trois clics maximum. Je garde le dernier cliché, comme souvent avec les chansons. Je préfère le chiffre 3. Plutôt 3 accords que 4, quitte à répéter 2 fois le même. J'évite le chiffre 4, trop carré. J'aime le 12 dans lequel le 3 se marie au 4. Toujours 3 ou 5 ou 6 couplets mais jamais 4. J'ai la sensation que le timing est bon. Que je devais enregistrer ce disque A ce week-end. Après je n'en sais rien, il ne s'agit probablement là que d'une base sur laquelle on pourra broder sainement avec le groupe. Il ne s'agit sûrement là que de bonnes démos. Mais mais... depuis hier soir je ne peux m'empêcher de l'aimer tel quel, la peau sur les os. De la chanson belge, avec ma voix pas très top, mon accent liégeois que je ne cherche pas à gommer, mes localismes. Je vomis ce français international et triste à mourir désormais de rigueur en chanson française, ça pue le faux, le vieux cul ! Adieu Haine bien aimée. Qui Aimera Verra. Manque une chanson, une seule. Je ne l'ai pas encore imaginée, une chanson simple pour la radio, pour me rendre service. Demain peut-être. Peut-être pas mais j'en voudrais une. Il me reste genre 3 heures aujourd'hui pour la pondre. Pourquoi pas car demain un cycle nouveau commence. J'ai l'idée d'un titre: "Ma Nuit dans les Bras de la Prostituée de Berlin" mais je sens que la radio n'aimera pas, prostituée c'est vilain qu'elle dira l'hypocrite ! Ou alors "Ma Nuit dans les Bras d'Erika", elle trouvera ça joli et ainsi je pourrai lui glisser la quenelle de 75' sans qu'elle ne sente rien du tout (la Radio hein, pas Erika ni personne car j'ai des principes moi Madame...).
La sensation nette que c'est la dernière fois que j'appuie sur rouge ici, au Studio Astrid. Car c'est un principe qui plane au-dessus de moi, sans que je ne puisse rien y faire, tous les 2 ans grand maximum, je déménage. J'en ai un peu marre mais me réjouis de rejoindre mon nouveau chez moi au bord de la rivière.
Ici c'est terminé.

PS: 18h27, "Ta Nuit dans les Bras de Berlin" est écrite et je m'escrime à l'enregistrer...
PS2: 19h25 in the box !

TRACK LISTING ZINZIN

1 Pieds Nus dans l'Aube
2 Princesse au regard Couleur Ciel de Belgique
3 Paris Petite Conne
4 Nagasaki 30 Secondes Avant
5 John Lennon s'est Suicidé
6 Irons-nous Voir Ostende ?
7 Elle s'en va Tuer un Homme
8 Petit Ramoneur de Rien du Tout
9 Le Douanier n'est plus Là
10 Ta Nuit dans les Bras de Berlin

samedi 25 février 2012

ZINZIN DEMOS DOBRO


Comme noté dans la jungle de mon agenda orange, les 25 et 26 février sont consacrés à enregistrer les démos du disque A. Le truc à la Dylan. Voix-Dobro point final. J'ai commencé par brancher 3 micros: le fidèle AEA R84 pour ma voix, mon micro préféré. Ensuite un "vulgaire" B1 ( que j'adore pour les prises de guitare acoustique) pour le canal gauche et un banal NT1 pour le droit, micro transparent et un peu brillant. Ou l'inverse je ne sais déjà plus. Positionner l'ensemble avec précautions pour éviter toute phase. Ensuite ma chaîne d'effet: le "Shimmer" et le delay Korg SDD 3000 sur lesquels je bosse mes sons depuis plus d'1 an. J'opte pour deux présets assez vissés. Ensuite Un Fairchild 670 stéréo sur le master, un 660 mono sur la piste de voix. Pour aider un peu mais j'aime le son de ces compresseurs et le bas-medium qu'ils embellissent tout en douceur. Je teste chaque micro avec ma voix jusqu'au son voulu. Je fais tous les sons avec ma voix. Le son d'une caisse claire, je le fais d'abord avec ma voix. Puis je place le micro devant l'instrument et en général c'est bon. Le son vient vite, facile, ample, à peu près comme je me l'imaginais. La voix est fidèle, c'est ma voix, celle que je n'ai jamais aimé des masses. Le Dobro sonne plein, généreux, vibrant. Pas tellement métallique. Le métier qui rentre ? Il est vrai que Gilles Martin m'a encouragé dans ma technique de prise de son et d'effets. Je me suis inspiré des méthodes de Mark Howard et Daniel Lanois. Les micros font face à l'écoute Dynaudio. Je laisse l'écoute ouverte quand je joue les prises, ce qui me donne un son vivant. Surtout pas de casque. Pas assez d'air qui vibre là-dedans. Et il a tendance à flatter, à fausser, à isoler. Donc me voilà à chanter et jouer devant trois micros ouverts à balle et l'écoute ouverte. Tout pisse dans tout et c'est magnifique. Après quelques prises je re-checke mes phases et me décide pour un petit Eq sur la piste de voix qui aère un peu. Le ruban de l'AEA aime qu'on l'aère en fin de chaîne. J'ajuste le niveau des effets pour que l'ensemble reste naturel. J'enfourne 7 chansons dans la boîte, certaines sont def. Jamais plus de 3 prises d'affilée, règle d'or. Certaines à refaire demain. Je m'amuse bien. Et ça s'entend. Là je vais m'acheter des bonbons et visionner pour la 42ème fois le film "Senna", source d'inspiration et de courage inépuisable. Je vais encore pleurer. Et pas qu'à la fin du film.

PS: pour gagner des "Mélodies Démolies", cliquez sur le titre...

JOURS SOMBRES NUITS BLANCHES (B.A.T.)

J'ai suivi les dernières rectifications du mixage de l'album de Marc Dixon depuis l'appartement du Lac de Garde. Gilles Martin a retranscrit le son que nous avions en tête à la perfection. Ce fut un joie de 10 jours, assister à la naissance d'un disque. Aujourd'hui j'ai plongé mes oreilles dans le mastering final, toujours avec Gilles aux manettes. L'album est prêt. J'ai "Skypé" à Marc: "alors voilà c'est fini alors ?". "Non, ça commence !". J'avais le coeur serré cependant. Le coeur serré aussi parce que j'ai visionné le premier clip à paraître: "Si tu joues ta vie". Une fois, deux fois, trois fois, quatre fois, cinq fois. Et que j'en suis tombé au bas de ma chaise. Les mots et la voix de Marc, ma musique sur de telles beautés d'images, ça m'a retourné le coeur dans le bon sens. Je ne peux guère vous en dire ou montrer plus pour le moment, timing timing timing. Lorsque Marc me donnera le feu vert pour buzzer par ici, alors je buzzerai par ici. Enfin j'ai admiré la pochette, la simple et belle pochette, et là encore une fois, j'ai senti une porte qui se ferme. Un serrement, ce travail est achevé. Déjà ? Cela a été si simple, si vite, si naturel, si porteur. Je l'ai déjà dit mais c'est un disque très important dans ma discogra-vie. A lui sa propre vie désormais.

mardi 21 février 2012

INTERLUDE


"Il va sur le Lac. Il est en train de louer une barque !"
"Quoi sur le lac ? Qu'est-ce qu'il fout sur le lac ?"
"C'est vrai ! Qu'est-ce qu'il fout sur le lac ?"
"Il a du nous repérer y'a pas de problème ! "
"Mais qu'est-ce qu'il fout sur le lac ?"
"Il rame... Ah oui c'est ça... il rame !"
"Il rame ?"
"Il rame!"
"Il est sur l'ile, au restaurant..."
"Il jette du pain aux canards !"
"Il jette du pain au canards ? Ah merde !"

Le Grand Blond avec une Chaussure Noire.
Dialogues, merci, Francis Veber.

CIAO LAGO !